Une fuite de données inattendue
Le 28 janvier 2025, le ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN) du Québec a annoncé avoir détecté une brèche de sécurité interne. Un employé a transféré à son adresse courriel personnelle des renseignements de 117 fonctionnaires, contrevenant ainsi aux règles de sécurité en place. Heureusement, l’enquête interne a confirmé que les données n’avaient pas été partagées ni utilisées à mauvais escient.
Même si le ministère a agi rapidement en exigeant la destruction des fichiers concernés, cet incident soulève des questions importantes : si même le ministère de la Cybersécurité peut être victime d’une brèche, qui est réellement à l’abri?
Erreur humaine : la faille numéro un en cybersécurité
On pense souvent que les cyberattaques viennent de pirates informatiques cachés derrière leurs écrans. Pourtant, dans ce cas-ci, c’est une erreur interne qui a causé la fuite de données.
Les erreurs humaines sont l’une des principales causes de brèches de sécurité. Un simple geste comme envoyer un courriel à la mauvaise adresse ou utiliser un mot de passe faible peut avoir de grandes conséquences.
Voici quelques exemples concrets d’erreurs fréquentes :
✅ Utilisation de mots de passe faibles : Des mots de passe faciles à deviner ouvrent la porte aux cybercriminels.
✅ Envoi accidentel de données sensibles : Comme dans le cas du MCN, un simple transfert de fichiers peut exposer des renseignements confidentiels.
✅ Téléchargement de pièces jointes suspectes : Ouvrir un fichier malveillant peut donner accès à un réseau entier.
Comment éviter ce genre de situation?
1. Ne jamais utiliser son courriel personnel pour le travail
Les boîtes courriel professionnelles ont des mesures de sécurité plus strictes que les comptes personnels. Transférer des fichiers sensibles sur Gmail ou Outlook augmente les risques de fuite.
2. Activer l’authentification multifactorielle (MFA)
Un mot de passe seul ne suffit plus! Avec l’authentification à deux facteurs (ex. : un code envoyé par texto), un pirate ne pourra pas accéder à un compte même s’il devine le mot de passe.
3. Limiter l’accès aux données sensibles
Tout le monde n’a pas besoin d’accéder aux mêmes fichiers. En appliquant le principe du moindre privilège, on réduit les risques de fuites accidentelles.
4. Surveiller les activités suspectes
Des outils de surveillance permettent de détecter rapidement les transferts de données inhabituels ou les accès suspects aux systèmes.
5. Former et sensibiliser continuellement
Les règles de cybersécurité ne sont pas à apprendre une seule fois. Des rappels réguliers et des formations permettent d’ancrer les bons réflexes.
Pourquoi ça nous concerne tous?
Si même un ministère spécialisé en cybersécurité peut être victime d’une brèche, cela veut dire que toutes les organisations, petites ou grandes, sont vulnérables.
Mais ce n’est pas juste une affaire de gouvernements ou d’entreprises! Nous aussi, dans notre quotidien, devons être vigilants :
🔹 Sur les réseaux sociaux : Éviter de partager trop d’infos personnelles.
🔹 Sur nos courriels : Se méfier des messages suspects et des liens douteux.
🔹 Avec nos mots de passe : Utiliser des gestionnaires de mots de passe et ne jamais réutiliser le même code.
Conclusion : la cybersécurité, une responsabilité collective
Cette brèche au MCN est un rappel clair : personne n’est à l’abri d’une erreur. Toutefois, avec des bonnes pratiques et de la vigilance, il est possible de limiter les risques.
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