Imagine une cyberattaque si dévastatrice qu’elle paralyse des multinationales entières, ferme des ports, bloque des hôpitaux et cause des milliards de dollars de pertes… en quelques heures seulement.
C’est exactement ce qu’a fait NotPetya en 2017, une attaque qui ressemble à un ransomware, mais qui cache en réalité une cyberarme destructrice.
C’est quoi NotPetya ?
NotPetya est un malware (logiciel malveillant) qui ressemble à un ransomware, car il verrouille les fichiers d’un ordinateur et affiche une demande de rançon.
💡 Mais voici la différence avec un vrai ransomware :
- Même si la rançon était payée, les fichiers restaient inaccessibles.
- Le but n’était pas de gagner de l’argent, mais de causer un maximum de dégâts.
- C’était une cyberattaque déguisée en ransomware.
📌 En d’autres mots ? NotPetya n’était pas conçu pour rançonner, mais pour détruire.
Qui a lancé cette attaque ?
L’attaque a commencé en Ukraine, en infectant un logiciel fiscal utilisé par des milliers d’entreprises.
⚠️ Les États-Unis, le Royaume-Uni et plusieurs experts en cybersécurité affirment que NotPetya a été lancé par la Russie pour cibler l’Ukraine.
👉 Problème : Le virus s’est propagé bien au-delà de l’Ukraine, infectant des entreprises partout dans le monde.
Qui a été touché et combien ça a coûté ?
NotPetya a touché des multinationales, des ports, des banques et même des hôpitaux :
💰 Coût total des dommages : environ 10 milliards de dollars.
🚢 Maersk (Transport maritime)
- La plus grande entreprise de transport maritime au monde a perdu plus de 300 millions $.
- Ses terminaux portuaires ont été paralysés, bloquant des milliers de conteneurs.
💳 Mondelez (Fabricant des biscuits Oreo et du chocolat Cadbury)
- Plus de 1400 serveurs et 24 000 ordinateurs infectés.
- Usines et chaînes d’approvisionnement bloquées.
🏭 Saint-Gobain (géant de la construction en France)
- Usines fermées, pertes estimées à 250 millions $.
📦 FedEx (filiale TNT Express)
- 500 millions $ de pertes, plusieurs clients n’ont jamais reçu leurs colis.
⚠️ Hôpitaux et banques ukrainiennes
- Opérations médicales annulées, distributeurs de billets hors service, chaos total.
Comment NotPetya a-t-il infecté autant d’ordinateurs ?
NotPetya s’est répandu grâce à une faille Windows (EternalBlue), la même qui avait été utilisée par WannaCry plus tôt en 2017.
📌 Mais il était encore plus puissant, car il pouvait se propager même sur des ordinateurs à jour en volant les mots de passe administrateurs du réseau.
💡 Traduction ? Une fois qu’un seul ordinateur était infecté, toute l’entreprise tombait en quelques minutes.
Leçons à retenir
✅ Ne jamais utiliser un logiciel sans mises à jour de sécurité.
✅ Faire des sauvegardes régulières des fichiers importants (et hors ligne).
✅ Sécuriser les accès administrateurs pour éviter la propagation des virus.
✅ Éviter d’utiliser des logiciels tiers douteux dans les entreprises.
Sources et références
🔗 Rapport de Wired sur NotPetya
🔗 Article du New York Times sur l’attaque
🔗 Analyse détaillée de Symantec
FAQ : NotPetya et les cyberattaques destructrices
📌 NotPetya existe-t-il encore ?
Non, mais d’autres malwares similaires ont été développés depuis, comme HermeticWiper (2022), une autre attaque contre l’Ukraine.
📌 Pourquoi NotPetya est considéré comme une cyberarme ?
Parce que son seul but était de détruire, pas de voler ou de rançonner. Il est souvent décrit comme une “bombe numérique”.
📌 Peut-on se protéger contre ce genre d’attaques ?
Oui, en appliquant les mises à jour de sécurité, en utilisant des systèmes de détection avancés et en limitant les droits administrateurs sur un réseau.
🎯 Conclusion
NotPetya a été l’une des cyberattaques les plus coûteuses et destructrices de l’histoire. Ce n’était pas juste un ransomware, c’était une cyberguerre déguisée en virus informatique.
💬 Que penses-tu de l’utilisation des cyberattaques à des fins militaires ? Un danger incontrôlable ou une nouvelle forme de guerre ?
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