Le lancement de SAAQclic a été marqué par des délais, des frustrations et des difficultés techniques. Mais au-delà des problèmes d’accessibilité, cette situation met en lumière un enjeu fondamental : la cybersécurité dans les projets de transformation numérique. Que peut-on apprendre de cette expérience pour éviter des catastrophes similaires ?
1. Des tests de sécurité avant le déploiement : un incontournable
Lorsqu’une entreprise modernise ses infrastructures numériques, elle doit prévoir des tests rigoureux avant la mise en ligne :
- Tests de charge pour éviter les pannes dues à un trop grand nombre de connexions.
- Tests d’intrusion (pentesting) pour identifier et corriger les failles de sécurité.
- Plan de contingence en cas de problème, incluant un retour à une version stable si nécessaire.
2. Sécuriser les données sensibles dès le départ
Un système gouvernemental gère des informations ultra-sensibles (permis de conduire, données bancaires, adresses, etc.). Toute fuite pourrait avoir des conséquences désastreuses.
Solutions :
- Chiffrement des données en transit et au repos.
- Authentification multifactorielle (MFA) pour empêcher les accès non autorisés.
- Limitation des accès pour éviter que trop d’employés puissent voir des données sensibles.
3. Une cybersécurité au service de l’utilisateur
Un système trop complexe pousse les utilisateurs à contourner la sécurité (mots de passe faibles, partage d’accès, etc.).
- La SAAQ aurait pu implémenter un processus plus fluide, avec des options d’accès progressives, au lieu d’un déploiement massif et rigide.
- Une communication plus transparente sur les risques de fraude aurait limité les arnaques opportunistes.
Conclusion
L’histoire de SAAQclic rappelle que la cybersécurité ne doit pas être une étape secondaire dans un projet numérique. Une préparation solide, des tests rigoureux et un équilibre entre accessibilité et sécurité sont indispensables pour éviter de se retrouver dans une telle crise.
