Tu reçois un appel ou un texto : « Bonjour, on appelle au sujet de la fuite de données de l’hôpital / de l’enquête du commissaire à la vie privée. On a besoin de ton NAS pour vérifier ton dossier. » Pause. Ce genre de contact non sollicité est un classique d’arnaque post‑fuite — même quand une vraie enquête existe.
Ce qui se passe vraiment (Waterloo)
Selon la CBC (6 août 2026), le bureau du protecteur de la vie privée de l’Ontario (commissaire à l’information et à la protection de la vie privée, ou IPC) poursuit son enquête sur une atteinte à la vie privée liée au Waterloo Regional Health Network (WRHN). Le réseau a informé des patients dès mars : un incident sur un système tiers (Health Report Manager / Ontario Health) a pu exposer des renseignements cliniques concernant jusqu’à ~150 000 personnes soignées entre avril 2025 et janvier 2026. Les systèmes internes de l’hôpital n’auraient pas été touchés ; l’incident a été contenu en janvier.
Message clair de l’IPC (relaté par la CBC) : si tu as été touché, il n’est pas nécessaire de déposer une plainte — l’enquête est déjà en cours. Pour des questions, l’IPC oriente vers les coordonnées dédiées du WRHN, pas vers un inconnu au téléphone.
Le geste si on te contacte
- Ne donne rien : NAS, date de naissance complète, numéro de carte santé, codes, mots de passe — jamais à un appel / texto entrant.
- Raccroche et retrouve les canaux officiels : site du WRHN / avis de sécurité, ou pages de l’IPC Ontario — pas le numéro dicté à l’appel.
- Un vrai organisme ne te demandera pas de « valider ton identité » en cliquant un lien urgent reçu par SMS.
- Si tu soupçonnes une usurpation : signale au Centre antifraude ; si des données santé sont en jeu, note la date et conserve les messages.
Après une fuite, les fraudeurs surfent sur l’anxiété. Le réflexe : canaux officiels seulement. Plan guidé : Que faire maintenant ? · fiche usurpation d’identité.