Un appel devient dangereux quand il vous enferme dans son scénario : urgence, secret, menace ou promesse. La bonne vérification commence en quittant la conversation. Vous n’avez pas à prouver quoi que ce soit à la personne qui vous appelle.
Scénario : « Votre compte sera bloqué aujourd’hui »
L’appelant connaît votre nom et cite une institution crédible. Il demande un code reçu par texto « pour confirmer votre identité ». Ce code peut justement servir à ouvrir votre compte. Ne le dictez pas.
Décider sans débattre
- Demande d’argent, de carte, de mot de passe ou de code : raccrochez.
- Pression pour garder le secret : raccrochez et parlez à une personne de confiance.
- Numéro affiché familier : ne lui faites pas confiance; l’affichage peut être falsifié.
- Doute légitime : trouvez vous-même le numéro sur une carte, un relevé ou le site officiel.
Vérifier par un autre canal
- Fermez l’appel.
- Attendez un moment si l’appareil utilise une ligne fixe ancienne.
- Composez le numéro officiel que vous avez retrouvé vous-même.
- Décrivez la demande sans reprendre le numéro fourni par l’appelant.
- Si un proche est imité, utilisez une question convenue ou appelez-le à un autre numéro.
Après avoir partagé une information
Communiquez rapidement avec l’institution concernée, changez les accès compromis depuis un appareil sûr et conservez les détails de l’appel. Ne rappelez pas le fraudeur pour obtenir une explication.
Le Centre canadien pour la cybersécurité décrit l’urgence et l’autorité comme des leviers fréquents d’ingénierie sociale. Relisez aussi la définition générale de l’hameçonnage pour reconnaître le même mécanisme dans un courriel ou un texto.